Les développeurs du Crédit Agricole travaillent en collaboration avec les clients du groupe pour co-créer des applications mobiles

 

Il n’y a pas de problèmes…

Début 2012, la Direction du Crédit Agricole faisait face à deux enjeux majeurs :

1) l’exploitation des données confidentielles des clients

L’avancée technologique est telle que ces dernières sont de plus en plus récupérées par des programmes mobiles qui les utilisent pour automatiser les opérations bancaires quotidiennes des clients.
Deux risques autour de l’exploitation de ces données sensibles se posent alors :
– un risque pour la banque de perdre la maîtrise de la relation clients
– un risque pour le client que ces données soient utilisées à des fins commerciale

2) la difficulté à créer des applications qui répondent aux attentes des clients

Le deuxième enjeu renvoie au cycle de vie des applications mobiles. Si une application est créée tous les deux ans dans une banque, cette dynamique de production reste insuffisante. En effet, les applications mobiles doivent sans cesse être actualisées, modifiées, refondées pour s’adapter aux évolutions de la banque et du marché du web mobile.

… il n’y a que des solutions

crédit agricole store
Pour répondre à ces deux problématiques, Emmanuel Méthivier, responsable du projet chez Crédit Agricole, a lancé CAStore, un espace de co-création entre les clients et les développeurs du Crédit Agricole pour créer des applications clients. Grâce à cet espace, les clients eux-mêmes peuvent proposer, voter et amender différents projets d’applications. Une prise de risque et un challenge pour le responsable de l’innovation : « Nous avons voulu résoudre ces problèmes par une logique d’inversion. Plutôt que d’enfermer des données dans des coffres forts ultra-sécurisés, nous avons tout misé sur l’open data et la diffusion de données jusque-là confidentielles. »

Au commencement était le client

Cette mise à disposition de ces données doit permettre aux clients de proposer des idées d’applications à leur image, répondant à leurs propres besoins. La logique est donc bel et bien inversée : plutôt que de confier la responsabilité de la production des applications aux banquiers, avec le risque d’avoir une image imparfaite des besoins concrets des clients, ce sont ces derniers qui imaginent de nouvelles appli. Ces idées sont ensuite confiées aux développeurs, « les digiculteurs » en charge de réaliser les futures applications.

Et chacun trouve son compte dans cet espace de co-création :

  • Le client se sent valorisé puisqu’il peut proposer ses propres idées et qu’il peut disposer, si son projet est réalisé d’un véritable assistant personnel pour optimiser la gestion de ses comptes.
  • Les « digiculteurs » entretiennent un engagement sur le long terme avec le Groupe Crédit Agricole et sont rémunérés au pourcentage, selon le succès de leur application. Un incentive qui doit favoriser l’actualisation des appli en temps réel.
  • Le Groupe Crédit Agricole amorce un processus de décentralisation du développement des applications en l’ouvrant à d’autres secteurs que les DSI. Cela doit permettre de disposer de plus de liberté dans le développement.

Et vous, que pensez-vous de cette démarche consistant à ouvrir des données confidentielles pour créer de nouvelles applications ?

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